Dans quelques jours, Apple va lever le voile sur son tout premier iPhone pliant. Après des années de rumeurs, de brevets et de fuites plus ou moins fiables, le fameux iPhone Ultra (si c’est vraiment son nom) devrait enfin devenir réalité lors de la keynote du 9 septembre. Et je dois l’admettre… la promesse fait rêver sur le papier. Mais entre vous et moi, je sais déjà que je ne serai pas parmi les premiers acheteurs. Voici pourquoi.
Une prouesse technique, surtout destinée à faire diversion
Soyons honnêtes : cet iPhone pliant arrive à point nommé pour Apple. La marque à la pomme traîne un retard qui commence à peser lourd sur le terrain de l’intelligence artificielle, et un smartphone pliant est une excellente façon de faire briller les yeux du public le temps d’une présentation… et de faire oublier, l’espace d’une keynote, que Siri nouvelle génération se fait toujours attendre.

Le tour de magie sera plus dur à réussir cette fois
Apple a un talent unique pour transformer chaque nouveauté en « révolution ». Cette fois, l’exercice s’annonce plus périlleux. Samsung peaufine ses pliants depuis plusieurs générations, et des marques comme Xiaomi ou Honor maîtrisent déjà des charnières bien plus abouties. Alors oui, l’iPhone Ultra fera son petit effet sur scène… mais convaincre que c’est LA révolution du pliant, ce sera une autre paire de manches. Cela dit, Apple reste Apple : la marque vendra son iPhone Ultra sans difficulté, ne serait-ce que par effet de halo.
Techniquement, pas grand-chose « d’Ultra »
Passé l’effet double écran, difficile de trouver ce qui justifierait vraiment ce nom. Face à un iPhone 18 Pro Max, l’iPhone Ultra s’annonce même en retrait sur plusieurs points techniques bien concrets.
Côté photo d’abord : l’Ultra se contenterait d’un double capteur, quand le Pro Max embarque un triple module avec téléobjectif. Résultat, exit le zoom optique digne de ce nom sur le pliant… un comble pour un smartphone à plus de 2 000 €. Ajoutez à cela l’absence de Face ID, remplacé par un Touch ID latéral façon iPad, et on comprend vite que l’Ultra multiplie les concessions pour tenir dans son format livre.

Côté autonomie, même constat : la batterie de l’Ultra plafonnerait autour de 4 700 mAh, contre plus de 5 000 mAh annoncés pour le Pro Max. Logique compte tenu de l’encombrement de la charnière, mais cela pèsera forcément sur la journée d’utilisation. Quant à l’étanchéité, elle serait elle aussi revue à la baisse par rapport à la certification IP68 du Pro Max, un classique sur les premiers pliants toutes marques confondues.
Seule la puce A20 Pro serait partagée entre les deux modèles… ce qui, ironiquement, prouve surtout qu’en dehors du pli, l’Ultra n’a pas grand-chose de plus « Ultra ».
Plus de 2 300 € pour un appareil moins performant
Voilà bien mon principal blocage. Difficile de justifier une telle somme pour un téléphone qui recule sur des points aussi essentiels que la photographie, alors que le 18 Pro Max, nettement moins cher, fera mieux sur ce terrain.
Et cette fameuse pliure…
Apple promet un écran quasi sans pli. J’ai envie d’y croire… mais la raison est avant tout mécanique. Peu importe les matériaux utilisés, un écran que l’on ouvre et referme plusieurs dizaines de fois par jour finira par marquer, tôt ou tard. Peut-être pas dans les premiers mois, on peut l’espérer, mais avec le temps, difficile d’y échapper. Et je me connais : le jour où cette pliure sera visible, je ne verrai plus qu’elle. Adieu la superbe de mon « très cher » iPhone.
Ce qu’il faut retenir
L’iPhone Ultra sera un bel objet de démonstration technologique, mais un choix discutable au quotidien : moins performant qu’un 18 Pro Max sur des points clés, facturé au prix fort, avec une pliure qui finira probablement par s’inviter dans le paysage. Je suivrai la keynote avec curiosité, comme tout le monde. Mais mon choix est déjà fait : ce sera très certainement l’iPhone 18 Pro Max, sans regret pour le pliant (à moins que…).









