Cinq ans après le lancement de la Beam (Gen 2), Sonos frappe fort. La marque américaine dévoile la Beam Ultra, une refonte complète de sa barre de son compacte qui reprend la philosophie déjà entamée avec l’Arc Ultra. Objectif affiché : garder un format qui tient sous n’importe quel téléviseur, tout en musclant sérieusement la partie sonore. Voici ce qui change concrètement face à la Beam Gen 2.

Fini le Dolby Atmos « en trompe-l’oreille »
C’était la principale limite de la Beam Gen 2. Elle simulait la hauteur grâce à un traitement psychoacoustique, sans le moindre haut-parleur dédié. Efficace sur le papier, plus discutable à l’usage… beaucoup de testeurs restaient sur leur faim face à l’Arc.
La Beam Ultra change la donne. Elle embarque cette fois de véritables haut-parleurs orientés vers le haut, qui projettent réellement le son vers le plafond avant qu’il ne redescende vers vous. On passe ainsi d’une configuration 5.1.2 virtuelle à une configuration 7.1.2 bien réelle. Concrètement, cela veut dire un Dolby Atmos qui mérite enfin son nom, avec une vraie dimension verticale sur les films et séries compatibles.
Une architecture audio entièrement repensée
Sous le capot, la Beam Ultra passe à neuf haut-parleurs au total, répartis entre cinq tweeters et quatre woofers, le tout piloté par neuf amplificateurs numériques de classe D. Des transducteurs frontaux supplémentaires viennent muscler les canaux gauche, droite et centre, pendant que deux tweeters latéraux élargissent la scène sonore.

Sonos promet des améliorations sur toute la ligne face à la Beam Gen 2 : plus de basses, plus de spatialisation, et surtout un meilleur comportement à faible volume. C’est souvent là que les petites barres de son montrent leurs limites… on jugera sur pièce, mais l’argument est cohérent avec l’ajout de drivers dédiés.
Des dialogues enfin faciles à suivre
Sonos mise gros sur ce point, et il faut dire que c’est une plainte récurrente chez les utilisateurs de barres de son compactes. La Beam Ultra intègre un canal central amélioré, pensé spécifiquement pour la clarté des voix, ainsi qu’une fonction de Speech Enhancement pilotée par IA, avec quatre niveaux réglables selon vos préférences. La Beam Gen 2, elle, n’avait rien de tout cela.
Un format toujours aussi discret, mais retravaillé
Sonos n’a pas cherché à réinventer la silhouette de la Beam, et on comprend pourquoi… c’était déjà un argument de vente. La Beam Ultra reste basse et compacte, mais devient légèrement plus large (75 cm contre 65 cm environ pour la Gen 2), afin de mieux épouser les téléviseurs modernes en format large. Une grille supérieure fait son apparition pour accueillir les nouveaux haut-parleurs verticaux, et les commandes tactiles se rapprochent de l’avant du produit.

Bluetooth, Line In… et un logiciel qui continue d’évoluer
C’est un détail, mais il a son importance. La Beam Gen 2 se privait de Bluetooth et d’entrée Line In, ce qui pouvait frustrer certains usages. La Beam Ultra corrige le tir sur ces deux points, et ajoute au passage le calibrage rapide via Trueplay, déjà vu sur l’Arc Ultra et les Era. Elle gagne également en sobriété énergétique, avec 25 % de consommation en moins en veille, et une part plus importante de matériaux recyclés dans sa fabrication.
Au-delà de ses performances sonores, la Sonos Beam Ultra s’appuie sur Sonos 27, la dernière architecture logicielle de la marque. Ce système optimise la communication entre les appareils et débloque des usages bien pensés, comme la possibilité d’utiliser temporairement des enceintes nomades en voie surround arrière pour une soirée cinéma, avant de les réutiliser normalement. La configuration via l’application gagne également en rapidité, tout comme le calibrage automatique Trueplay qui s’adapte encore mieux à l’acoustique de votre pièce.

Autre nouveauté sympathique pour les possesseurs du casque Sonos Ace Ultra : la fonction Audio Swap permet de basculer l’audio de la barre vers le casque en Wi-Fi, avec en prime la compatibilité TrueCinema pour un rendu spatialisé qui suit les mouvements de votre tête.
Prix et disponibilité
La Sonos Beam Ultra sera disponible à partir du 29 septembre 2026, au prix de 699 €. Un tarif clairement au-dessus de celui de la Beam Gen 2, mais qui reste cohérent avec le positionnement de la gamme Ultra chez Sonos, entre accessibilité et vraies ambitions home cinéma.
En conclusion
Sur le papier, la Beam Ultra corrige à peu près tous les points faibles qu’on pouvait reprocher à la Beam Gen 2 : Atmos simulé, dialogues parfois noyés, absence de Bluetooth. Reste à savoir si ces promesses tiennent une fois la barre posée sous un vrai téléviseur, dans un vrai salon. On se procure la Beam Ultra dès sa sortie pour vous proposer un test complet sur Domogeek, alors restez à l’écoute.








