Les smartphones pliants mettent du temps à convaincre. Depuis près de sept ans, les constructeurs tentent de prouver qu’un téléphone qui se transforme en tablette n’est pas un gadget. Le succès, lui, reste discret.
Mais cette rentrée 2026 pourrait être différente. Samsung a dévoilé sa nouvelle génération lors de son Galaxy Unpacked, pendant qu’Apple s’apprêterait enfin à sortir son premier pliable, l’iPhone Ultra. Deux annonces qui pourraient faire basculer ce marché vers le grand public.
2026 sera-t-elle l’année où le pliable quitte le rayon « gadget pour geek fortuné » pour s’installer dans le salon de monsieur et madame Tout-le-monde ?
Samsung montre qu’il croit plus que jamais au format pliant
Le Galaxy Unpacked de juillet n’a laissé aucune place au doute : Samsung continue de miser très gros sur les smartphones pliants. Le constructeur coréen n’a pas seulement présenté un nouveau modèle, mais une véritable famille composée des Galaxy Z Fold 8 Ultra, Galaxy Z Fold 8 et Galaxy Z Flip 8. Une manière de montrer que, chez Samsung, le pliant n’est plus un produit de niche mais une gamme à part entière.

À titre personnel, c’est probablement ce dernier le plus séduisant jamais proposé par Samsung. Le Galaxy Z Fold 8 donne enfin l’impression d’être un smartphone pensé avant tout pour un usage quotidien, et non plus une démonstration technologique.
Le Galaxy Z Fold 8 retient particulièrement l’attention avec son écran externe de 5,5 pouces et un écran interne de 7,6 pouces au format 4:3 une fois déplié. La nouvelle charnière Flex Titanium fait quasiment disparaître le pli central (à voir…). Batterie silicium-carbone de 4 800 mAh, charge 45W filaire et 20 W sans fil, puce Snapdragon Elite Gen 5 pour Galaxy et 12 Go de RAM en série, accompagné des dernières fonctions Galaxy AI et d’un engagement de sept années de mises à jour Android et de sécurité.Comptez autour de 1 999 € au lancement (ack… pardon je m’étouffe).
L’iPhone Ultra, le grand pari d’Apple
De son côté, Apple prépare son premier smartphone pliant pour septembre 2026, aux côtés de l’iPhone 18. Le nom retenu, selon les sources les plus fiables, serait tout simplement iPhone Ultra.
Sur le papier, il proposerait (lui aussi !) un écran externe de 5,5 pouces, écran interne entre 7,6 et 7,8 pouces au format 4:3, identique à celui d’un iPad. La pièce maîtresse devrait être la charnière en métal liquide, un matériau réputé pour sa résistance mais qui poserait encore quelques soucis de fabrication en interne. Rien d’anodin quand on sait que la fiabilité de la charnière, c’est justement le nerf de la guerre sur ce genre d’appareil.

Côté puce, on parle d’un Apple A20 Pro associé au modem maison C2 et à une connectivité satellite. La batterie grimperait jusqu’à 5 800 mAh. Fait amusant… Apple ramènerait Touch ID sous l’écran, faute de place pour Face ID dans ce châssis si fin. Autre concession notable : pas de téléobjectif zoom optique, contrairement aux iPhone Pro classiques. Juste un grand angle et un ultra grand-angle à l’arrière.
Côté prix, les estimations tournent autour de 2 200 € pour la version 256 Go. Et côté couleurs, Apple resterait très sobre (dommage) avec un noir sidéral et blanc, point final.
Pourquoi la réussite d’Apple et Samsung compte autant
Soyons honnêtes… présenter Samsung et Apple comme les pionniers du pliable serait carrément malhonnête. Le vrai précurseur, c’est Huawei, qui dégainait déjà son premier Mate X au MWC de Barcelone en 2019, et qui trône toujours en tête du marché chinois avec 60% de part de marché, devant Honor et ses 21%.
Techniquement, ces marques n’ont rien à envier aux géants occidentaux : le Huawei Mate X7 (2 099 € en France) affiche déjà une certification IP58/59, une luminosité de 2 500 cd/m² et un capteur 50 Mpx à ouverture variable, pendant que le Honor Magic V5 compte parmi les pliables les plus aboutis de 2026. L’étanchéité totale et les charnières quasi invisibles, la Chine les maîtrise depuis un moment déjà.
Et pourtant… peser sur un marché de niche et faire basculer le grand public, ce sont deux choses différentes. Samsung et Apple ont une carte que personne d’autre ne possède vraiment en Occident : la confiance du consommateur lambda et un écosystème logiciel pensé pour rassurer plutôt qu’impressionner.
C’est le même scénario qu’avec la montre connectée ou les écouteurs sans fil… Apple n’a inventé ni l’un ni l’autre, mais l’Apple Watch et les AirPods ont fait basculer ces objets dans le quotidien de millions de gens.
Le pliable pourrait suivre la même trajectoire, porté par One UI et iOS 27, pendant qu’une marque chinoise encore peu distribuée peine à inspirer la même confiance auprès du grand public.
Alors, 2026, le commencement d’une nouvelle ère du smartphone ?
Peut-être bien. Pas parce que le smartphone pliant va remplacer du jour au lendemain les modèles classiques, mais parce qu’il n’a jamais été aussi mature. Avec une huitième génération de Galaxy Z Fold dévoilée par Samsung et l’arrivée imminente du premier iPhone pliant, tous les ingrédients semblent enfin réunis pour faire sortir ce format de sa niche.
2026 pourrait ainsi rester comme l’année où le smartphone pliant est passé d’une innovation prometteuse… à une véritable alternative pour le grand public.









