Microsoft Surface Pro et Laptop: le Snapdragon X2 arrive, mais le ticket d’entrée fait mal

Microsoft poursuit sa transition vers Windows sur ARM. Après une première génération de Copilot+ PC plutôt convaincante, la marque de Redmond vient officiellement de lever le voile sur ses nouveaux Surface Laptop (8e génération) et Surface Pro (12e édition), équipés des puces Snapdragon X2 de Qualcomm. Sur le papier, la promesse est belle, des performances graphiques en hausse de plus de 50% et une autonomie qui s’envole.

Le Snapdragon X2 au cœur de l’expérience

Environ deux ans après le lancement de la génération précédente, Microsoft renouvelle ses Surface Laptop et Surface Pro avec une transition vers les Snapdragon X2. Les nouveaux modèles embarquent le Snapdragon X2 Plus (10 cœurs) ou le Snapdragon X2 Elite (12 cœurs), dotés d’un NPU capable d’atteindre 80 TOPS pour les tâches liées à l’IA, contre 45 TOPS sur la génération précédente.

Concrètement, cela signifie des traitements IA plus rapides directement sur l’appareil, sans solliciter le cloud, qu’il s’agisse de retouche photo, d’effets vidéo ou des futures fonctions intelligentes de Windows.

Le format Surface Pro, toujours aussi séduisant

La Surface Pro continue de jouer la carte de la continuité. Elle reste disponible en Platinum, Black et Dune, avec deux ports USB4, la connectivité Wi-Fi 7 et Bluetooth 5.4, et une webcam 1440p compatible Windows Studio Effects. La RAM grimpe désormais jusqu’à 64 Go, le stockage restant fixé à 256 Go, 512 Go ou 1 To via un SSD PCIe Gen4 remplaçable par l’utilisateur.

Une option écran OLED reste disponible sur les configurations haut de gamme. Le format tablette-PC reste l’un des plus aboutis du marché Windows.

Du côté du Surface Laptop, le modèle 13,8 pouces accueille un nouveau coloris, Jade, en plus des teintes Platinum, Black et Dune habituelles. Le 15 pouces, lui, profite d’une densité d’affichage revue à la hausse, passant de 201 à 262 PPI pour plus de netteté. L’autonomie est aussi un argument fort, Microsoft annonce jusqu’à 20 heures sur le 13,8 pouces et jusqu’à 19 heures sur le 15 pouces, des chiffres mesurés en lecture vidéo locale.

Quelques petites attentions bien pensées

Microsoft ajoute un retour haptique sur le trackpad du Surface Laptop et le Slim Pen de la Surface Pro. L’idée est de ressentir physiquement les interactions dans Windows et les applications prises en charge, comme ancrer une fenêtre ou travailler dans Affinity, qui est d’ailleurs pré-installé sur les modèles grand public. Un détail, mais qui contribue à l’expérience soignée que la gamme Surface sait offrir.

Côté durabilité, Microsoft intègre un nouvel outil baptisé Surface Repair Tool, qui guide l’utilisateur pas à pas pour diagnostiquer et remplacer certains composants, comme la batterie, l’écran, le trackpad ou la carte mère. Un signal positif en matière de réparabilité, même si on attend de voir ce que cela donne en pratique.

Une machine qui fait rêver… mais qui interroge

Ces nouveaux Surface représentent probablement ce que Windows sur ARM fait de mieux aujourd’hui avec une autonomie impressionnante, un design soigné, et des performances en hausse avec une intégration poussée de l’IA.

Mais difficile de ne pas rester perplexe devant le positionnement tarifaire adopté par Microsoft.

La Surface Pro 13 pouces démarre à 1 599 € en version LCD avec Snapdragon X2 Plus, et à 1 899 € avec l’écran OLED et le X2 Elite. Le Surface Laptop 13,8 pouces s’affiche à partir de 1 699 €, et le 15 pouces à 1 799 €.

Pour rappel, la génération précédente de Surface Pro débutait à 1 199 € en France. La 12e édition s’affiche dès 1 499 €, soit une hausse de 300 € sur le tarif d’entrée en deux ans.

Face à des concurrents Snapdragon X2 comme le Lenovo Yoga Slim 7x Gen 11 ou les Asus Zenbook A-series, qui proposent des tarifs souvent plus contenus et des configurations parfois mieux dotées, la question de la valeur ajoutée du logo Surface se pose réellement.

J’adore toujours autant le concept du Surface Pro. C’est sans doute l’un des rares appareils capables de remplacer à la fois une tablette et un ordinateur portable sans véritable compromis. Pourtant, à ce niveau de prix, l’achat devient beaucoup moins évident. Les nouveaux Surface ont tout pour séduire. Reste désormais à savoir si les utilisateurs accepteront de payer le prix fort pour profiter du meilleur de Windows sur ARM.

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