Quinze ans après la première Kindle Fire, Amazon tourne une page majeure de son histoire matérielle. Ses trois nouvelles tablettes abandonnent Fire OS au profit d’un véritable système Android, intégrant le Google Play Store et l’assistant Alexa+ au cœur de l’expérience. Tour d’horizon des changements, des fiches techniques et des tarifs prévus pour la France.
Adieu Fire OS, bonjour Google Play
C’est LE changement majeur de cette nouvelle gamme. Jusqu’à présent, les tablettes Fire tournaient sous Fire OS, une version maison d’Android privée des services Google et dépendante de l’Appstore d’Amazon, et c’était loin d’être parfait !

Les nouvelles Alexa Tablet adoptent Android avec un accès natif au Google Play Store. Des applications comme YouTube, Netflix, Gmail ou Google Docs s’installent désormais directement, aux côtés des services habituels du groupe comme Prime Video, Kindle ou Audible. Pour le géant américain, cette ouverture marque un tournant pragmatique en levant le principal frein historique de sa gamme.

Alexa+ et intelligence à l’écran
L’assistant Alexa+, dopé à l’IA générative, équipe l’ensemble de la gamme. Accessible à la voix ou d’un simple appui sur une touche dédiée, il s’utilise sans interrompre l’application en cours.

Parmi les fonctionnalités intégrées figure l’analyse de l’écran en temps réel. Cette option permet à l’assistant de lire le contenu affiché pour répondre à une question contextuelle ou ajouter directement un événement à votre agenda. Sur le plan de la confidentialité, Amazon précise que cette fonction est désactivée par défaut et nécessite une activation explicite de l’utilisateur.
En France, tout n’arrive pas d’un coup, les conversations continues sont annoncées « bientôt », et Amazon ne dit pas si la lecture de l’écran par Alexa sera active dès le lancement.
Trois tablettes pour trois usages
Les trois modèles partagent une conception en aluminium monobloc et un processeur à huit cœurs. Elles intègrent également un mode sanctuaire de lecture dans l’application Kindle, coupant les notifications et ajustant l’affichage pour offrir jusqu’à 20 heures d’autonomie en lecture.
- L’Alexa Tablet 8 mise sur le format compact : écran de 8,7 pouces, 4 Go de RAM, 64 Go de stockage, un poids de 329 grammes et jusqu’à 14 heures d’autonomie en lecture vidéo.
- L’Alexa Tablet 11 privilégie le divertissement : dalle 2,5K de 11 pouces avec un taux de rafraîchissement de 90 Hz, 8 Go de RAM, 64 Go de stockage, haut-parleurs Dolby Atmos et jusqu’à 15 heures d’autonomie vidéo.
- L’Alexa Tablet 12 Pro vise les usages plus exigeants : boîtier de 6,5 mm d’épaisseur, écran 2,8K de 12 pouces au format 3:2 à 120 Hz, puce gravée en 4 nm, quatre haut-parleurs Dolby Atmos et Wi-Fi 6E. Elle promet jusqu’à 16 heures d’autonomie vidéo.
Pour cette dernière, une déclinaison « Nanomatte »est disponible, conçue avec Corning, qui propose un traitement antireflet texturé au niveau du verre. Un clavier magnétique avec pavé tactile et un stylet actif Pro Pen (4 096 niveaux de pression) sont proposés séparément.
Prix et disponibilité en France

En France, les expéditions débuteront le 19 octobre. Les prix s’établissent comme suit :
- Alexa Tablet 8 : 229,99 € (version avec publicités sur l’écran de verrouillage, comptez 20 € de plus pour les retirer).
- Alexa Tablet 11 : 329,99 €.
- Alexa Tablet 12 Pro : 499,99 € en version standard (8 Go / 128 Go), 559,99 € pour la version Nanomatte et jusqu’à 669,99 € pour la configuration 16 Go de RAM / 256 Go.
- Accessoires Pro : 89,99 € pour le Pro Pen et 149,99 € pour le Pro Keyboard.
À noter qu’aucun bloc de charge n’est fourni dans la boîte. Concernant l’assistant Alexa+, l’accès anticipé est inclus à l’achat. Il restera accessible sans surcoût pour les abonnés Prime, tandis que les non-abonnés devront s’acquitter de 22,99 € par mois.
En conclusion
En repositionnant sa gamme sur Android et en adoptant des finitions plus ambitieuses, le constructeur cherche à s’imposer face aux iPad et aux Galaxy Tab. L’arrivée du Play Store comble le principal manque applicatif des anciennes Fire, même si le positionnement tarifaire n’est plus tout à fait le même.









