Le MacBook Neo arrive avec un positionnement inédit chez Apple : 699 € pour la version de base (256 Go), 799 € pour le modèle 512 Go avec Touch ID. Avec sa puce A18 Pro et son design coloré, il rend macOS accessible comme jamais. Mais ce tarif implique des compromis matériels clairs : la question est de savoir s’ils collent à votre quotidien.
Design coloré et éco-responsable
Visuellement, l’illusion du prestige est totale. Le MacBook Neo se distingue par quatre coloris (argent, rose poudré, jaune agrume, indigo), avec un clavier assorti pour une cohérence visuelle réussie. Le châssis aluminium recyclé à 90% (60% de matériaux recyclés au total) reste solide malgré le positionnement entrée de gamme, fidèle à l’engagement environnemental d’Apple.

Le Magic Keyboard devrait offrir un confort correct, le trackpad Multi-Touch est généreux, et la caméra FaceTime HD 1080p avec deux haut-parleurs Dolby Atmos fait le job pour les appels et le multimédia.
De l’extérieur, le MacBook Neo ressemble à un « vrai » Mac. Il est en aluminium, fin, léger, avec un écran 13 pouces agréable pour travailler et regarder des vidéos. Visuellement, on très est loin du PC bas de gamme en plastique… c’est un Mac et ça se voit !
Un pari inédit : une puce d’iPhone dans un MacBook
La particularité technique de ce MacBook Neo réside dans son processeur. Au lieu d’une puce de la série M qu’on retrouve sur les MacBook, Apple utilise la puce A18 Pro, initialement conçue pour l’iPhone 16 Pro. Avec son CPU à 6 cœurs et son GPU à 5 cœurs, elle permettra certainement un fonctionnement fluide pour la navigation web, la gestion des courriels ou les appels vidéo.

Ensuite, il y a le sujet qui fâche : la mémoire. Apple propose du…. 8 Go, et la machine n’est pas pensée pour évoluer. Reuters explique d’ailleurs ce choix dans le contexte de l’approvisionnement mémoire. Dans la vraie vie, 8 Go peuvent suffire pour de la bureautique… mais c’est aussi ce qui peut transformer un Mac “sympa” en Mac “limité” au bout de quelques mois !
Apple a toujours su optimiser ses systèmes, a voir si ça se vérifie ici. Le MacBook Neo devrait rester agréable à utiliser au quotidien pour ces usages standards.
Un écran Liquid Retina qui sauve l’honneur
Bonne surprise du côté de l’écran : Apple a intégré un écran Liquid Retina 13 pouces avec 3,6 millions de pixels et 500 nits de luminosité. C’est franchement appréciable pour un modèle d’entrée de gamme. La résolution est bonne, les couleurs devrait être éclatantes avec la prise en charge d’un milliard de couleurs.

Un revêtement antireflet est également présent, une caractéristique bienvenue pour une utilisation nomade en extérieur ou dans des environnements très éclairés.
C’est vraiment un point positif du Neo, sur ce point, Apple ne donne pas l’impression de livrer un “Mac au rabais” côté confort visuel.
Les connectiques: son coté “low cost”
Pour maintenir un prix bas, Apple a supprimé plusieurs fonctions habituelles. La connectique est réduite à deux ports USB-C et une prise jack, sans port MagSafe dédié à la recharge. Il faut noter qu’un seul des deux ports USB-C supporte les débits élevés et la connexion à un écran externe, l’autre étant plus limité.

Autre point d’attention : le clavier n’est pas rétroéclairé, ce qui peut s’avérer gênant pour une utilisation nocturne. Enfin, le modèle de base à 699 € fait l’impasse sur Touch ID, cette fonctionnalité n’étant disponible que sur la version supérieure à 799 €, qui propose également 512 Go de stockage.
Un badge de prestige sous conditions
Le MacBook Neo est l’ordinateur idéal pour ceux qui veulent le logo à la pomme sans avoir de réels besoins de production. Avec 16 heures d’autonomie et macOS Tahoe boosté à l’Apple Intelligence, il fera des merveilles pour prendre des notes ou traîner sur les réseaux sociaux.
Cependant, le jeu des options reste cruel : à 699 €, vous n’avez ni Touch ID, ni un stockage décent. Pour ne pas avoir l’impression d’utiliser un appareil de 2018, il faudra débourser 100 € de plus pour la version 512 Go. C’est tout le paradoxe de ce luxe version low cost : il est abordable à l’achat, mais saura vous rappeler ses limites matérielles à la moindre sollicitation un peu sérieuse.








